“Je suis un électrophile, j’aime bien l’électricité” – Interview de Philippe Hartz

Jeudi 3 juin, lors d’un passage dans le Sud, notre partenaire Philippe Hartz a embarqué le personnel d’Hydroption pour une journée dans la rade de Toulon à bord d’un voilier. L’occasion pour notre collaboratrice Mathilde de lui poser quelques questions…

 

© Marine Nationale

MP : Philippe, quelles ont été les étapes, quel a été ton timing pour en arriver là ? À partir de quand est-ce devenu un projet pour toi de te lancer dans la course ?

Philippe Hartz (PH) : C’est assez vieux. Quand je suis entré dans la Marine j’avais déjà dans l’idée de faire de la course au large ensuite. Je ne peux pas dire que le projet soit nouveau, j’ai juste fait une pause, une longue pause avant de le concrétiser… parce que je me suis bien plu dans ma carrière militaire ! Ça fait à peu près un an et demi que les choses se concrétisent dans ma tête et que je me dis que je vais revenir à la voile. Ensuite, il a fallu trouver un moyen d’y parvenir, et le bonus c’est que j’ai pu le faire avec la Marine (qui est l’un de mes partenaires) ! Donc le projet est vieux mais sa mise en œuvre et sa concrétisation sont récentes !

 

MP : Est-ce que, depuis que tu as commencé la course, tu t’es lancé de nouveaux défis ?

PH : Pas de nouveaux défis, mais un important travail d’optimisation du temps. Il faut que j’arrive à optimiser mon temps pour en apprendre le plus et le plus vite possible. Parce que j’ai énormément à apprendre ! Mais je suis rassuré, je me sens à niveau pour matcher. Je risque de me faire avoir sur des coups simples parce que je suis bizut, je suis nouveau sur le circuit, mais je sais que je peux matcher ! Je connais mes qualités et mes défauts, j’essaie de minimiser mes défauts et de maximiser mes qualités. J’ai la volonté d’aller jusqu’au bout et de faire au mieux, et pour cela il faut que j’optimise mon temps pour être le plus opérationnel, le plus pragmatique dans mes priorités.

 

MP : Émilie, ta femme, est très impliquée dans toute cette aventure, cela te tient à cœur ?

PH : Oui ! Depuis le lancement du projet je n’ai de temps pour rien d’autre, heureusement qu’Émilie gère beaucoup de choses à côté et qu’elle est dans l’aventure avec nous, parce que ça me prend 100% de mon énergie ! C’est une chance pour l’équilibre de notre couple qu’Émilie fasse partie de l’aventure, qu’on la partage. C’est cool parce qu’on vit un truc de plus ensemble. Ça me donne l’impression de vivre une belle aventure avec ma famille, avec mes partenaires, et avec tous les gens qui me supportent via les réseaux. Et moi, si depuis début janvier j’y mets autant d’énergie, c’est parce que je m’éclate !

 

MP : Quelle a été ta plus grosse surprise jusqu’ici ? 

PH : Je suis agréablement surpris par le fait que mon projet ait du sens pour beaucoup de gens. Les messages d’encouragement que je reçois me font hyper chaud au cœur, je trouve ça assez magique…

L’autre agréable surprise c’était de passer en tête de la Sardinha Cup  ! Même si on savait que derrière, avec notre gennaker, on se ferait déchirer, on était bien contents d’avoir marqué ce petit point et d’avoir peut-être marqué un peu les esprits !

 

MP : C’était difficile ?

PH : Non, on était sur la bonne option : au bon endroit, au bon moment. On a eu de la réussite sur ce bord-là, ça arrive aussi. On allait bien, on allait vite. Il y a des fois où tous les paramètres se mettent dans la bonne direction, et là ça a été le cas ! Du coup on a réussi à se faire plaisir…

 

MP : Est-ce que tu peux nous raconter une anecdote de course ?

PH : Une nuit, pendant la Sardinha’s Cup, je perds le safran : il y a de l’air qui se met dedans, et il devient tout mou. Du coup le bateau ne veut plus répondre et se met « au tas », il se couche. Avec Benoît on ne comprenait pas, on regarde derrière et il me dit : « mais on a un poisson dans le safran », je dis « quoi ? », il me répète « oui, on a un poisson dans le safran ». Et en effet, on voyait la queue d’un poisson bloqué dans le safran, coincé par la vitesse du bateau. Il était un peu arc-bouté autour du safran et il n’arrivait pas à se dépatouiller. On était à une dizaine de nœuds et il n’arrivait pas à s’en sortir. On a réussi à l’enlever, et ce qui était rigolo c’est que ça nous est arrivé aussi la dernière nuit de la course, on en a eu deux à cinq minutes d’écart. Normalement ça n’arrive jamais, moi ça ne m’était jamais arrivé , Benoît ça ne lui était jamais arrivé et là, trois fois dans la même étape !

 

MP : Quelles sont les prochaines étapes pour toi ?

PH : Prochain gros jalon le 3 juillet, avec le départ du tour de Bretagne. Pour cette course, mon co-skipper sera Adrien Hardy, mon acolyte d’il y a 20 ans. On avait gagné le championnat de France et le championnat d’Europe en 420, donc en dériveur, en voile légère. De l’eau a coulé sous les ponts depuis cette époque… On a fait deux carrières différentes : lui, officier de Marine Marchande et coureur au large, et moi marin militaire. Et là on se retrouve, on est hyper contents. En plus je vais profiter de toute son expérience et je sais qu’il ne sera pas avare de me la partager !

 

MP : Où en es-tu dans le soutien des causes qui te tenaient à cœur quand tu t’es lancé dans le projet ? Est-ce qu’il y a des actions dont tu voudrais nous parler ?

PH : L’idée que j’avais c’était de créer un événement au profit des pupilles de la Nation et des blessés des forces armées, des forces de police et des pompiers. Cette idée-là est en train de prendre de l’importance. De nombreux acteurs commencent à embarquer, ça a du sens pour beaucoup de monde. Prochaine étape : se renseigner auprès de toutes les écuries et de tous les skippers pour savoir qui serait disponible pour participer. Cela aura lieu probablement en début d’année prochaine et ça promet d’être un bel événement, autant pour les skippers que pour les ressortissants des services d’État. Quand j’ai parlé du projet, il y a vraiment beaucoup de gens pour qui ça a eu du sens, et j’espère que ça leur fera chaud au cœur de se dire qu’ils ne sont pas seuls.

 

MP : Est-ce qu’il y a quelque chose qui t’inspire dans ton partenariat avec Hydroption ?

PH : Oui, complètement ! Moi je suis un électrophile, j’aime bien l’électricité. De façon générale c’est une énergie avec laquelle on peut quasiment tout faire et je trouve ça cool. Et Hydroption fournit de l’énergie au sein de la Défense, donc ce n’est pas la première fois qu’Hydroption travaille à mon profit, même indirectement !

 

Et puis j’adore l’ambiance de l’entreprise. Quand Michel de Kerever m’a appelé pour me proposer son soutien, il était ultra motivé et ça m’a galvanisé. Hydroption a été le deuxième partenaire à embarquer dans le projet, après TechnicAtome, et moi j’adore. J’adore l’ambiance qu’il y a dans cette entreprise, une belle petite PME, en plus à Toulon où j’ai vécu les 10 dernières années de ma vie, c’est plein de sens !

 

MP : Est-ce que tu as été fier de tes moussaillons (NDLR : les collaborateurs Hydroption) aujourd’hui ? Est-ce qu’on a été de bons élèves avec toi ?

PH : J’ai été très fier de la réussite de l’un de mes moussaillons, dans le nœud de chaise (rires). C’est un nœud pas facile, le nœud de base de tout marin qui se respecte. En plus maintenant, ce moussaillon appelle une corde « un bout » (rires). Comme quoi… Plus sérieusement c’était super. Tout le monde a été très attentif. Les manœuvres, les virements de bord, les gens à la barre… J’espère que tout le monde a pris autant de plaisir que moi. En plus dans cette belle rade de Toulon qui est un joyau : ensoleillée, ventée juste comme il fallait… Je suis très fier de mes moussaillons !

 

MP : Dernière petite question : équipe du matin ou équipe de l’après-midi ? Il faut absolument que je dise à Michel que tu as passé une meilleure après-midi que matinée…

PH : … Deux salles deux ambiances ! Une moyenne d’âge plus élevée ce matin et on a baigné du moussaillon cet après-midi. Ce matin on avait un public plus voileux, plus connaisseur, donc moins de choses à faire pour moi, mais cet après-midi un public très attentif, pour qui tout était nouveau. C’est assez rigolo de voir les gens quand c’est tout nouveau, vraiment tout neuf, ça fait chaud au cœur de faire profiter d’instants pareils à un public néophyte !

 

 

 


 

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